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ADAMA NDIAYE PRESIDENT DE LA FANAF : « Il faut qu’on se regroupe pour bâtir de grands ensembles »

Lundi 26 Février 2018

A l’issue des travaux de la 42ème Assemblée Générale de la FANAF, le président Adama Ndiaye a accordé cet entretien au journal de l’économie sénégalaise(LEJECOS). Il dresse le bilan de la réunion et analyse les grandes problématiques qui ont été discutés par les 800 participants venus prendre part à ce grand rendez-vous de l’assurance africaine. Entretien.


M. le Président quel est le bilan que vous tirez de cette 42ème Assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africain (FANAF) ?

Je voudrais tout d’abord vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez de m’exprimer à chaud au lendemain de la cérémonie de clôture de cette 42ème AG de la FANAF qui, de l’avis quasi unanime des participants, a été une grande Assemblée Générale. Après Marrakech où, nous avons réussi le pari de la mobilisation et de l’ouverture sur ma zone MENA, à Kigali, l’organisation et la qualité des panels ont été mises en exergue. C’est donc une satisfaction de voir plus de huit cent délégués répondre à l’invitation de la FANAF et de l’ASSAR, bien que Kigali soit assez excentrée, vue de la plupart des capitales de notre zone traditionnelle d’évolution qui est l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale. Sur le plan de l’organisation, nous avons découvert un pays qui exerce un véritable leadership en Afrique. Elle a adopté des bonnes pratiques en matière de gouvernance, elle peut revendiquer un savoir-faire en matière d’organisation des grandes manifestations. Après le CEO Forum, les Assemblée Générales de la BAD, la réunion de l’Union Africaine, cette assemblée générale de la FANAF a bénéficié du savoir-faire et de la rigueur du Rwanda, en matière d’organisation. Last but not least, nos assises ont été réhaussées par la présence d’un grand homme, le Président Paul KAGAME, dont le charisme et le leadership sont incontestables. C’est une prouesse du Comité d’organisation, c’est un honneur pour la FANAF d’accueillir un tel Homme. Nous lui serons toujours reconnaissants de cet honneur.  

Concernant la qualité des débats, le thème est en lui-même polémique. Il a soulevé, comme nous nous y attendions, de vives discussions. Très animées et très passionnées, mais toujours constructives et dans une très bonne ambiance.  C’est le lieu, pour nous, de saluer les Présidents, les panélistes et tous les participants.
Nous pouvons, donc dire que dans la lignée des précédents succès, cette assemblée générale de Kigali est une réussite dont nous pouvons nous féliciter. Ceux qui découvraient pour la première fois la capitale du Rwanda ont fait je crois une très belle découverte.

Vous avez lancé au président Paul Kagamé un appel, pour qu’au niveau de l’Union africaine, la journée du 12 juillet soit déclarée « journée de l’Assurance », qu’est ce qui justifie cet appel ?  

L’assurance est en fait l’industrie des invisibles, animée par des hommes de l’ombre qui, pendant longtemps, n’ont pas voulu communiquer. L’assurance est restée pendant longtemps un métier fermé sur lui-même, très conservateur et accessible à une élite.  Elle n’en rend pas moins des services incommensurables aux personnes, aux entreprises, aux Etats et à l’économie. Or, à chaque fois qu’on parle des assurances dans les médias, c’est en insistant sur ses tares, ses manquements. L’image donnée au public n’est jamais positive, alors que les assureurs abattent au quotidien un travail remarquable que quelques chiffres permettront de mettre en exergue. Les assureurs de l’UEMOA et de la CEMAC ont payé en 2016 un montant d’environ 450 milliards de francs CFA au titre des sinistres, sans tenir compte des dossiers en instruction. Ils ont placé dans l’économie, en actions, obligations, immeubles et dépôts bancaires, plus de 2.000 milliards de F CFA. Les capitaux sous risques, au titre de la protection de grandes entreprises d’électricité, d’eau, de raffineries, de grosses industries, etc. représentent plusieurs points de PIB.

Quand un secteur qui a une telle influence et qui déploie autant d’efforts a une image négative, cela ne peut découler que d’un défaut de communication. Cela signifie que soit nous payons mal, soit que nous ne faisons pas savoir ce que nous payons et ce que nous faisons. Mon point de vue est qu’il y a un peu des deux. Nous devons par conséquent, au moment où l’unité de mesure de la réactivité d’un prestataire de services est l’instant, être hyper-réactif et ne pas rester englué dans des procédures qui peuvent être longues et coûteuses.
Nous devons également communiquer, faire savoir ce que nous faisons, à l’ère du « serviciel ». La requête faite au Président de l’Union Africaine, de faire du 12 février la journée africaine de l’assurance permettrait, si elle aboutissait, de mieux formaliser notre intervention dans l’économie, de rendre visible ce que nous faisons et de mieux conscientiser sur le rôle central de l’assurance. Un rôle dont la méconnaissance crée malheureusement des problèmes au quotidien, à la fois aux pouvoirs publics et aux populations exposées à des risques croissants dont la solution passe obligatoirement par l’assurance.

Quelle appréciation faites-vous  des mutations profondes qui sont en train de s’opérer et qui forcément auront des effets sur le mode de fonctionnement des sociétés d’assurances ?

La question des changements, que nous appelons disruptions, n’est pas nouvelle. C’est déjà une question ancienne. Je me souviens que la première fois que nous avons évoqué ce changement de paradigme, c’était en 2008.  Nous insistions sur la nécessité de réinventer notre métier, à l’ère où les avancées des NTIC induisent des ruptures dont la première est générationnelle et psychologique. Nous avons une population jeune en Afrique, des jeunes ouverts sur le monde, qui ne pense pas comme la génération d’avant et qui veulent être citoyens du monde avant d’être citoyens africains.
Dans cet environnement, nous ne pouvons pas continuer à exercer notre métier de la même manière, en vase clos, sans les apports fécondants des autres secteurs et des autres compétences. Il faut que les assureurs sortent du conservatisme et du « replis sur soi » qui les caractérisent. Il faut que nous changions notre façon de faire, que nous allégions le contenu de nos contrats, que nous les rendions plus accessibles et plus simples car il y’a des concurrents qui abordent notre métier avec un regard nouveau. Là où nous avons un questionnaire de plusieurs pages, censé nous informer sur ce que nous couvrons, ces concurrents ne posent que deux ou trois questions, proposent des contrats très simples et des procédures légères de paiement des sinistres.

On est dans une ère où il faut doser son offre en fonction de la cible, pour offrir de la simplicité à ceux qui en ont besoin et de la sophistication à ceux dont la demande est plus élaborée et qui nécessitent un accompagnement beaucoup plus personnalisé.
Dans cet environnement-là, il n’y a que très peu d’acteurs de la zone qui ont fait leur mue. Et pour ces acteurs-là, la transformation a été implémentée par des personnes issues d’autres secteurs. Des personnes qui viennent de secteurs comme la finance, les nouvelles technologies, la communication, etc.
Ils ont pu faire changer la façon de faire de certains assureurs car ils ont compris que l’assurance est un métier inclusif, qui est une agrégation de tous les autres de métiers.
Cette particularité ne semble pas bien comprise chez nous, il faut que cela change. Ce n’est pas surprenant lorsque la seule école de formation dont nous disposons ne forme que des assureurs, alors qu’elle devait former aux métiers de l’assurance, c’est-à-dire des prèventionnistes, des actuaires, des communicants, des juristes, etc.  

On a remarqué la présence, lors de ces assises de spécialistes des marchés financiers mais également de la notation financière. Ils ont même présenté des communications. Si ces acteurs doivent travailler avec les assureurs, comment selon vous se fera cette collaboration ?

Je commencerai d’abord par les financiers. Parce que, c’est un métier dont la caractéristique est l’inversion du cycle économique dans la mesure où au moment où il fixe son prix de revient, l’assureur ne connaît pas son prix de revient, c’est-à-dire le coût du sinistre qui ne sera connu qu’a posteriori.
Ce coût de revient peut être nul ou s’élever à plusieurs centaines de millions. La loi oblige donc l’assureur à mettre à côté ses fonds propres et une partie des  primes collectées, à le fructifier, pour être en mesure de faire face au paiement des sinistres. Ce sont ces placements en immobilier, en actions et en dépôts bancaires qui donnent l’impression que les assureurs sont riches, alors qu’en réalité, ils ne sont riches que de leurs dettes.

Ils doivent donc, fructifier les primes encaissées pour pouvoir faire face, à due date, aux décaissements. Pour cela, le recours aux marchés financiers est incontournable.
Il est d’autant plus incontournable que sous la poussée consumériste, les marges opérationnelles des assureurs s’érodent. La rupture fondamentale vient du fait qu’avant, l’assureur qui encaissait 100 Francs pouvait consacrer 65 Francs sinistres et les 35 restants aux frais d’acquisition et de gestion. Aujourd’hui, la concurrence est plus vive, l’assuré est mieux informé. Il veut que toute sa prime, voire plus, soit orientée vers le paiement de ses sinistres. L’assureur ne peut donc équilibrer ses comptes qu’en ayant une gestion financière et une gestion actif-passif performantes. Il doit être quotidiennement sur les marchés financiers, pour tirer profit de toutes les opportunités. Il doit investir dans des véhicules surs, liquides et rentables. Cette mutation replace la gestion financière au centre du métier d’assureur. Les spécialistes comme la Banque africaine de développement, et l’Agence UMOA-Titres entre autres ont profité de cette tribune pour communiquer sur les opportunités offertes par les titres souverains, car ils ont le sentiment que les assureurs ne les ont pas intégrés suffisamment dans leur catalogue de placements.

S’agissant de  la notation, elle fait partie aujourd’hui de la régulation, parce que le contrôle du régulateur des assurances est souvent un contrôle à postériori qui intervient souvent avec un décalage temporel important qui peut dépasser l’année. De ce point de vue, la notation est un complément naturel dont l’avantage est qu’elle intervient suffisamment tôt, en permettant une revue quasi trimestrielle de la situation des entités notées et de leurs perspectives. Dans un monde caractérisé par la vitesse de l’information, c’est quelque chose qui est extrêmement important. Il faut que des spécialistes puissent indiquer aux investisseurs tous les deux ou trois mois si la situation précédemment observée est toujours stable, si elle va se bonifier, perspective positive ou si au contraire elle peut se dégrader, perspective négative, afin que l’investisseur  puisse agir suffisamment tôt. C’est aussi une information de choix pour le régulateur,  pour le client et pour toutes les parties prenantes.

Quelles réflexions vous inspire la participation des assureurs au financement du développement de leur pays, une question qui a été abordée lors des discussions ?  

La participation de l’assurance au financement du développement peut être jugée faible si on ne prend en compte que les 4 milliards de dollars ou 2000 milliards de francs CFA que les assureurs ont injectés dans les économies, au cours de l’année 2016.
Ces 2000 milliards ne sont pas très visible pour les pouvoirs publics parce que très souvent, ils découlent de l’affectation par le banquier d’une partie des dépôts des assureurs. De ce point de vue, l’Etat ne voit que le banquier et non l’assureur qui a permis ces placements.  Au-delà de ces 4 milliards de dollars ou 2000 milliards de francs CFA, l’impact réel de l’assurance dans l’économie devrait être mesuré à l’aune de la protection que nous offrons à l’économie, dont l’indicateur pertinent est le volume des capitaux sous risques.
Si nous prenons le cas d’un pays comme le Sénégal,  nous savons que dans ce pays prés de 50 à 60% du produit intérieur brut est porté par cinq ou six sociétés, tels que la Sonatel, la Senelec, la Sar, la Soccocim, et peut être les ciments du Sahel, les industries chimiques du Sénégal (ICS). La protection qu’offrent les assureurs à ces sociétés dépasse 50% du PIB du Sénégal.

C’est à ce niveau-là que doit se mesurer l’impact économique de l’assurance. Les assureurs apportent une véritable sécurité et payent au quotidien des sinistres pour permettre aux sinistrés de redémarrer rapidement leurs activités, de se développer, de se moderniser
C’est dire que la faillite ou la fragilité des assureurs n’est pas envisageable parce qu’elle entraîne dans son sillage des catastrophes à la fois humaine, familiale, psychologique et économique. Ce n’est pas un hasard si un Etat aussi libéral que les USA a pris la décision d’injecter plus de 700 milliards de dollars, lors de la crise de 2008, pour sauver AIG et éviter les effets systémiques que sa faillite aurait pu entrainer.

Concernant l’augmentation du capital des sociétés d’assurances on a senti une certaine inquiétude de la part des assureurs. Et au niveau du régulateur on reste imperturbable concernant l’application de la mesure. Quelles sont les solutions de sorties de crise qu’il faudra envisager selon vous si beaucoup de sociétés n’étaient pas au rendez-vous à la date butoir ?     
        

De mon point de vue, il n’y a pas de crise. Nous sommes dans un secteur régulé. Dans tous  les secteurs, il y a des décideurs qui prennent des décisions et  des personnes qui sont chargées d’appliquer ces décisions. Ce que nous avons inventé au sein de la FANAF, c’est un dialogue permanent entre le régulateur et le régulé, à travers la table-ronde CIMA-FANAF, à travers les états généraux de l’assurance, etc. A chacune de ces occasions d’échanges, les débats sont vifs, francs, mais constructifs.
J’ai la chance, en ma qualité de Président de la FANAF, de représenter les compagnies d’assurances dans les instances de l’instance de régulation en tant que « avocat » de la profession, et au Comité des experts qui est l’organe d’instruction des décisions du Conseil des ministres de la zone franc.
Au sein de cet organe, des constats ont été faits. Le premier c’est que le secteur des assurances est exposé à des fragilités qui tiennent pour la plupart au fait que bon nombre de sociétés n’ont pas atteint la taille critique pour exercer dans des conditions optimales leurs activités. La petite taille des exploitations impacte sur la profitabilité des investissements et sur l’aptitude des entreprises à honorer leurs engagements.  Il est observé que les petites sociétés ont des frais généraux et des fragilités importantes. Partant de ce constat, le régulateur a fait un calcul très simple qui consiste à augmenter le capital, pour éloigner de l’assurance les aventuriers, plus soucieux de retours rapides sur investissements que du respect de leurs engagements. Le régulateur a également voulu obliger les acteurs de taille modeste à se mettre ensemble pour constituer de grands ensembles.

Cette démarche a été adoptée il y a une trentaine d’années au Maroc, elle a permis des concentrations, parfois au forceps, et l’émergence sur ce marché de champions dont certains ont un chiffre d’affaire supérieur à celui de l’ensemble des acteurs du marché ivoirien ou du marché sénégalais. Certains de ces acteurs placent dans l’économie marocaine l’équivalent du chiffre d’affaires de notre pays. C’est le cas dans un pays comme le Sénégal, où opèrent 29 compagnies d’assurances pour un chiffre d’affaires qui tourne autour de 140 milliards, alors que dans un pays comme le Maroc, je le disais tantôt, le leader du marché n’est pas loin de 400 milliards. Pouvons-nous, dans un monde ouvert, dans un monde de compétition avoir des micros exploitations, des méga ratios de frais généraux et penser à être pérenne et compétitifs ?
Le régulateur a voulu par la mesure d’augmentation de capital opérer une rupture, pour ne garder que des entités suffisamment grandes pour minimiser leurs charges de gestions et optimiser leur fonction de collecteur d’épargne et de financement de l’économie.
Cela dit, mon point de vue est qu’il faut faire preuve d’intelligence, d’anticipation pour non pas s’opposer de manière frontale, comme semblent le faire certains, mais s’adapter  à cette nouvelle donne. J’emprunterai à Victor NDIAYE cette sage maxime chinoise : « Quand souffle le vent, n’érigeons pas des barrières, construisons plutôt des moulins».

Vous avez également abordés la question de la co-régulation. Que peut-on retenir  par rapport à cette question ?

La co-régulation, est un concept que nous avions imaginé à un certain moment, lorsque nous nous sommes rendu compte que l’assainissement des entreprises se faisait par le haut, en ne s’intéressant qu’au bilan des entreprises. Cette option ayant révélé ses limites, il a paru judicieux de compléter cette vision par assainissement des pratiques de marchés.

La FANAF n’est pas outillée pour effectuer cette tâche, car les acteurs ne sont pas tous suffisamment mâtures pour adopter au quotidien des comportements éthiques. Il faut parfois les y contraindre.
Sur certains marchés, on a imaginé au sein des fédérations des structures de médiation, pour permettre au marché de s’autoréguler.  Tel n’est pas le cas, sur nos jeunes marchés où la règle c’est le « Masla », comme au Sénégal, qui ne permet pas d’épingler les moins vertueux et de les écarter. Par ailleurs, le courtage est tellement puissant qu’il impose sa loi aux sociétés les plus fragiles et contribue à l’amplification de mauvaises pratiques.

Dans un tel environnement, peut-on objectivement envisager la régulation d’un seul point de vue, du côté de l’assureur du courtier ou du régulateur. La Co régulation, c’est trouver le cadre adéquat de concertation permettant aux trois acteurs de s’asseoir de façon périodique  pour réfléchir sur des problèmes qui sont communs, avoir une véritable vision du développement du marché, de son animation, de son contrôle, de sa régulation afin que le marché puisse  amorcer un développement vertueux.
Une personne au sein du bureau exécutif est dédiée à cette question. C’est M. Loko Théophile. Il fait le tour des marchés pour prêcher la bonne parole et pour implémenter les Comité consultatif des assurances, outils indispensables à la co-régulation.  Que ce soit en France ou ailleurs, de tels cadres ont été mis en place. Ils sont animés par les autorités avec le secteur. Ils se réunissent, réfléchissent sur les problèmes et implémentent certaines pratiques.

L’externalisation de la retraite complémentaire et les autres assurances que souhaitez rendre obligatoire étaient aussi au menu des discussions, où en êtes-vous dans vos discussions avec les autorités sur ces deux questions ?
Il s’agit de la retraite des séniors. Pendant longtemps cette retraite était gérée en répartition et confiée à des assureurs sociaux qui ont révélé leurs limites. Ainsi, dans un pays comme le Sénégal, le taux de remplacement des revenus d’activités est extrêmement faible. Il n’atteint 32% que dans certaines hypothèses. Il est parfois inférieur à 10% chez les titulaires des plus hauts revenus. Au niveau du Bureau International du Travail, la norme minimale est de 50%. Certains pays ou organismes se sont fixés comme objectifs 70%.
Pour atteindre ces taux, il est indispensable d’aménager un périmètre pour la retraite par capitalisation gérée, soit par les compagnies d’assurances, soit par les fonds de pension.
Depuis près d’une dizaine d’années, ce n’est pas un problème qui est récent, les caisses de retraite tentent de capter cette retraite par capitalisation, pour juguler leurs difficultés alors qu’ils n’ont bien souvent, ni les capacités techniques, ni la logistique pour gérer cette retraite. Les modes de gestion sont différents et il est admis que la répartition doit être séparée de la capitalisation par une cloison étanche.

Malheureusement, sur certains marchés, des réformes sont en cours pour récupérer la retraite gérée par les entreprises d’assurances et la confier aux caisses de prévoyance. La première conséquence, c’est que le secteur des assurances vie risque de perdre entre 30 et 40% de son chiffre d’affaires. Le deuxième, c’est que l’effort d’épargne de beaucoup de retraités serait mis à mal car les caisses de retraite ne sont pas en mesure de gérer cette épargne.
Aussi, réitérons-nous, comme nous l’avons fait à plusieurs reprises, notre appel aux Etats à faire preuve de vigilance. La décision leur appartient, en rapport avec les partenaires sociaux que sont les syndicats, les assureurs et les assureurs sociaux de trouver un système équilibré qui permette de garantir une retraite décente aux séniors.
Concernant les assurances obligatoires, nous avons fait une étude au sein de la FANAF pour mettre en exergue le fait qu’au moment où la banque mondiale se battait pour une libéralisation qui bannisse toute assurance obligatoire, il subsistait plus de 100 obligations d’assurances dans un pays comme la France.
Il nous semble donc important de corriger une erreur : l’assurance obligatoire n’est pas un levier de développement. C’est un moyen de sécurisation de l’économie et des personnes. Un exemple parlant : le Sénégal a connu une catastrophe nationale le 24 mars 1992, lors de l’explosion d’une citerne d’ammoniac à la SONACOS. Près de 130 vies ont été perdues et les dommages matériels étaient très importants. Ce type de catastrophes qui peuvent découler de l’utilisation de véhicules terrestres à moteurs doit pousser à l’obligation d’assurance.
Par ailleurs, on enregistre annuellement plus de 3.000 incendies ou départs d’incendies au Sénégal. Ils compromettent des années de travail et d’épargne, jettent dans la précarité des milliers d’individus et de familles.  N’est-ce pas pour tout Etat un devoir de les protéger par des mécanismes appropriés, comme la Multirisque habitations qui est obligatoire dans beaucoup de pays, qui ne l’est toujours pas dans notre espace. Il en est de même des effondrements d’immeubles, des catastrophes naturelles, des responsabilités professionnelles, etc. C’est le lieu pour moi d’appeler les dirigeants à prendre conscience de cette nécessaire protection qui, pour des sommes modiques, protègent les ménages et les entreprises.
Il n’est pas normal qu’au moment où nos économies fragiles et nos populations à revenus précaires ont un grand besoin de protection, que nous n’ayons que 3 assurances obligatoires, là où un pays comme la France ou la Belgique on en compte au moins 100.
Pour réfléchir sur la faisabilité de ces assurances obligatoires, nous nous sommes rapprochés des pouvoirs publics. La concertation a commencé depuis un certain temps, nous avons eu une écoute favorable et du 7 au 9 mars à Abidjan, nous allons approfondir la question. Je sais que nous parlons à des grands responsables, conscients des enjeux. J’attire simplement l’attention sur le fait que, c’est une lourde responsabilité que de ne pas renforcer la protection des citoyens par des assurances obligatoires.       
Entretien réalisé à Kigali
       
 
 
 
 
La rédaction
Interviews



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