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L’outil DeMPA, comme méthodologie d’évaluation au service des bonnes pratiques en matière de gestion de la dette

Mardi 13 Juin 2017

Du 15 au 19 mai 2017, s’est tenue au Royal Baobab, à la Somone (République du Sénégal), la cinquième et dernière rencontre de la série de séminaires de renforcement des capacités des cadres des Trésors nationaux des Etats membres de l’UMOA sur la gestion de la dette. Organisé par l’Agence UMOA-Titres, en collaboration avec la Banque Mondiale et présidé par M. Badanam PATOKI, Directeur Adjoint de l’Agence, ce séminaire a porté sur le thème : « Les bonnes pratiques en matière de gestion de la dette publique ».


Organisées sur quatre (4) jours de travaux comprenant des présentations, des échanges et une étude de cas pratique, les séances ont été essentiellement consacrées au passage en revue de la méthodologie DeMPA, acronyme anglais pour désigner « l’Evaluation de la performance en matière de gestion  ». Selon l’expert en gestion de la dette, M. Michel Vaugeois, l’un des animateurs du séminaire, « le DeMPA est un outil développé par la Banque Mondiale, en collaboration avec les autres partenaires au développement, dans le but d’aider les pays en développement à améliorer leur gestion de la dette. Les résultats de ces évaluations peuvent éventuellement servir dans le cadre de la formulation de programmes de réformes pour le renforcement des capacités des Etats, mais aussi de cadre pour l’harmonisation des interventions des différents bailleurs.  ». En effet, « en l’absence de coordination, le risque de chevauchement et d’inefficacité des programmes de renforcement des capacités des Etats, en matière de gestion de la dette, serait plus accru », a rajouté M. Mame Pierre Kamara. Pour cet ancien fonctionnaire du ministère sénégalais des Finances et consultant à la Banque Mondiale, ce dernier point obéit à la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement.
Les deux formateurs ont présenté le DeMPA comme un outil d’évaluation dont l’approche méthodologique s’appuie sur une série exhaustive d’indicateurs de performance, qui couvrent l’intégralité des fonctions de la gestion de la dette de l’administration centrale. Ces fonctions vont du cadre organisationnel et juridique existant, de la définition de la stratégie d’endettement, de la mise en œuvre de cette stratégie, à l’exhaustivité de l’information et à la redevabilité, en passant par le suivi et le contrôle ainsi que la gestion des risques. Ainsi, des normes agrées au niveau international ont été définies pour ces indicateurs de performance dont leurs valeurs au niveau national permettent de juger de la capacité de gestion de la dette d’un pays.
Les principaux enseignements suivants sont ressortis au cours du présent séminaire :
  • de manière générale, il ressort de l’examen des résultats des évaluations de performance de la gestion de la dette conduites par les équipes de la Banque Mondiale dans 78 pays que :
  • les pays en développement ont des résultats nettement meilleurs dans les trois (3) premières fonctions de base de gestion de la dette que sont : la gouvernance, la coordination avec les politiques macroéconomiques et les pratiques liées aux emprunts ;
  • les réformes devraient au niveau des pays en développement cibler davantage les fonctions relatives à l’amélioration de la gestion des flux de trésorerie, au renforcement de la gestion de la dette, à la gestion des ressources humaines (séparation des tâches/capacités du personnel) et à la gestion des risques opérationnels, notamment celui lié à la garantie de la continuité des activités ;
  • les bonnes pratiques internationales suggèrent qu’une structure ou entité nationale soit chargée de la gestion de la dette, au lieu que différentes missions soient dispersées dans des administrations différentes, comme c’est très souvent le cas dans nos pays ;
  • les décideurs doivent œuvrer à ce qu’il existe une séparation claire des responsabilités et tâches des différentes structures en charge de la gestion de la dette afin d’accroître leur efficacité, tout en limitant le taux de rotation du personnel dans ces structures ;
  • la coordination et la circulation de l’information entre les différents acteurs de la gestion de la dette doivent être renforcées ;
  • les pays en développement, notamment ceux de l’UEMOA, doivent mettre davantage l’accent sur les actions visant à prévenir et gérer les risques opérationnels, car malgré son impact dévastateur en cas de survenance, celui-ci est insuffisamment, voire, pas pris en compte au niveau des Etats ;
  • l’amélioration des performances de la gestion de la dette dépend en grande partie de la volonté politique d’améliorer le cadre de gestion de la dette, mais aussi d’une nette démarcation entre la sphère politique et la sphère technique.
A l’issue des travaux, le Directeur Adjoint de l’agence UMOA-Titres, a exprimé sa profonde gratitude aux formateurs de la Banque Mondiale pour leur qualité d’animation de la session qui a été très appréciée par les participants. Par ailleurs, il a tenu à remercier les séminaristes pour leur participation active à cette session de formation. Enfin, il a rappelé qu’au mois de septembre 2017, débutera le prochain cycle de formation adressé à un nouveau groupe de cadres des Trésors Nationaux. A l’instar du cycle qui s’achève, il portera sur les thématiques suivantes : la gestion active de la trésorerie, la Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Terme, la mise en œuvre de Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Terme, l’Analyse de la Viabilité de la Dette et enfin les bonnes pratiques en matière de gestion de la dette.
Amadou BA
La rédaction
Agence UMOA titres

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